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Nom du blog :
fedser
Description du blog :
méditations sur les idées reçues en matière environnementales, recherche de la vérité sur le CO2
Catégorie :
Blog Economie
Date de création :
21.11.2007
Dernière mise à jour :
07.11.2009

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Résistance.

Publié le 07/11/2009 à 04:54 par fedser
La culture n’est pas un luxe ; c’est une richesse vitale qui s’accroit grâce au partage.
D’aucun supposent que l’inculture et l’incivisme des cancres qui nous envahissent n’est pas grave.
Je voudrais faire remarquer qu’il faut, au contraire, se préoccuper de ce cancer qui nous ronge.
En effet, une société opulente, scientifiquement avancée, est indissociable d’une démocratie éclairée dont chaque citoyen, armé d’un solide bon sens, ne se laisse pas enivrer par les discours ineptes de dangereux parasites.
De plus les foules brutales et bêlantes sont un terreau pour les dictatures totalitaires.
Ainsi, le Nazisme, le Communisme, et l’Ecologisme se développent quand les conditions de crises économiques et culturelles leurs sont favorables.
Le Nazisme visait l’avènement de la race aryenne, ayant postulé que les races humaines existaient, et que les autres étaient inférieures.
Si le peuple qui avait soutenu cette thèse n’avait pas été affaibli par un endettement monstre et une connaissance des règles de l’évolution et de la biologie, cela se serait passé autrement !
Le Communisme, "une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous" a conduit à une dictature paranoïaque qui a massacré plus de cinquante millions d’innocents, dont les cadres de l’armée rouge, ce qui a permis aux nazis de progresser jusqu’à Stalingrad…
Si les peuples qui avaient soutenus les thèses communistes avaient connu les bases de l’économie, et n’en déplaise à Mr LYSSENKO, les règles de l’évolution et de la biologie, cela serait passé autrement !
L’Ecologisme, comme les deux exemples précédents, a aussi les mêmes objectifs, avec, en plus, une volonté affichée de réduire la population humaine dans une vaste mesure, car pléthorique à ses yeux.
Les objectifs des idéologues verts est, non pas, de favoriser les plantes par une élévation des recyclages de gaz carbonique au taux d’origine, soit 5250 ppm, comme il eût été logique, mais de répandre des fables culpabilisatrices pour bloquer l’économie et assoir leurs dictatures.
Si les peuples qui soutiennent ces mensonges connaissaient les bases de l’évolution et de la biologie, cela se passerait autrement !
En attendant, les milliards de dollar destinés à la lutte contre la faim, l’analphabétisme, et les maladies de misères seront détournés pour des actions de propagandes qui constitueront la honte du genre humain pour notre siècle.
C’est contre cela que les résistants actuels devront se battre désormais !


taxe carbone, l'arnaque. Ils se foutent de nous !!!

Publié le 15/10/2009 à 03:54 par fedser
Ils se foutent de nous.

Quand ils nous disent que le gaz carbonique est responsable du changement climatique via l’effet de serre. Ce changement a débuté il y a dix mille ans et, avant la formation des pétroles, la concentration en CO2 était dix fois plus grande ; la vie était exubérante car les plantes poussaient vite et bien. Les écologistes ignorent que le CO2 fait pousser les arbres plus haut plus vite, plus forts, bref, plus sainement ; ce qui pourrait ruiner leur fond de commerce.

Ils se foutent de nous.
Quand ils nous disent que la terre deviendra étouffante dans un climat humide et brûlant ! Bien au contraire, les déserts avancent et la pluviosité n’augmente pas. Le réchauffement climatique a débuté il y a dix mille ans ; il est entre coupé de périodes de mini refroidissements. Neandertal roulait il en 4X4 à cette époque ?
Des espèces animales ont disparu, comme le mammouth ou le rhinocéros laineux.
D’autres sont apparues !
Le glacier « seine » descendait jusqu’à la mer et l’on pouvait accéder à pied en Angleterre ou en Sicile… C’est terminé !
Cela est il gênant ?
Ces manipulateurs ont prétendu qu’en l’an 2000 le niveau des océans aurait monté d’un mètre ; que les CFC trouaient la couche d’ozone ; que les vaches rejetaient du méthane à nous en faire crever. Le méthane ? Parlons-en ! Ce gaz des marais, biodégradable, est rejeté d’abord par les zones humides. Ont-ils présenté des excuses après les démonstrations de leurs grossières erreurs ? Non !!! Ils ont autant de mépris pour nous que pour eux-mêmes ! ! !

Ils se foutent de nous.
Quand ils nous disent que le CO2 est polluant et que le nucléaire ne rejette rien.
Quand ils font semblant de ne pas comprendre que le bio éthanol vide les ventres des pauvres pour remplir les réservoirs des riches... idem pour le bio ester, l'huile de friture dans les moteurs diésel..
Ils se foutent de nous…
Quand ils nous disent que la taxe ne servira pas à faire payer le poids de la dette dont ils sont coupables et ne sera pas détournée comme les revenus de la vignette !
Ceux qui paieront seront les victimes de la Sarkosie, nous, la France qui se lève tôt ; taxis, pêcheurs, routiers, artisans etc.
Les dirigeants manipulateurs s’amusent à faire peur aux citoyens incultes, dont les seules connaissances sont « Une vérité qui dérange, » « home », et autres fictions mensongères, au lieu d’encourager la raison basée sur la culture et la sérénité. Car la dictature est plus facile à exercer sur des ignorants, des ivrognes et des prisonniers d’idées reçues, que sur des humains libres !
Cette taxe est la conséquence de l’ignorance d’une engeance verte gavée de bières bon marché, d’herbe et de fanatisme, ainsi que de l’incivisme de la caste dirigeante qui nous manipule.
Ce sont les imbrûlés cancérigènes qui sont polluants et non CO2, H2O, ou N2 !
C’est pourquoi la taxe carbone est inacceptable par principe, qu’importe qu’elle soit de 32, 14, ou 1 EURO la tonne !
La taxe carbone ouvrira la voie à tous les abus ; taxe H2O, qui est le gaz à effet de serre terrestre ; taxe O2, rejeté par les industries métallurgiques...
C’est la plus grande arnaque de tous les temps, qu’il faut combattre avec du bon sens.
Non à l’Europe et à ses bureaucrates incultes et tatillons !
Ils se foutent de nous.
Ils se foutent de nous.
Ils se foutent de nous !!!

nous ne sommes plus seuls!

Publié le 14/03/2009 à 12:00 par fedser
visitez HEARTLAND INSTITUTE à heartland.org

créons un parti anti-écologiste

Publié le 15/12/2008 à 12:00 par fedser
Face aux mensonges écologistes et contre le ministère des taxes durables,
contre la récession économique et la perte d'emploi qu'occasionne la lutte contre la teneur en CO2 ou la diminution du sel dans les océans;Bref, contre le chômage engendré par la lutte contre les moulins à vent et les arnaques vertes dont nous souffrons tous.
contre le mal occasionné par la bêtise et l'ignorance d'incapables qui nous dirigent,
Tant à la ville, qu'à la campagne
créons un parti pédagogique et actif ANTI-ECOLOGISTE!
Dans ce sens, voir le blog sur 20 minutes de Mr SECHERESSE.

la culture a été assassinée! A qui profite le crime?

Publié le 18/07/2008 à 12:00 par fedser
On a assassiné la culture ! A qui profite le crime ? Serons nous les prochaines victimes ?


Les sectes ont d’autant plus de succès qu’elles prêchent aux ignorants dénués de sens critique.
Les harangueurs actuels, comme ceux des temps anciens, hurlent pour lever des troupes contre les moulins à vent modernes et continuent à prédire régulièrement la fin du monde.
Les tremblements de terre, les raz-de-marée, sont attribués à la pollution, aux relâchements des mœurs, à une hypothétique baisse de la foi..
Après des décennies de laisser-aller en matière d'enseignement, de mathématiques modernes et de méthodes globales, de programmes indigents, la génération actuelle est fréquemment illettrée, inculte, et a perdu la capacité à comprendre, à critiquer !( Le ministre F.FILLON a courageusement réagi, mais il est déjà très tard. )
Un mensonge, répété sans cesse, fini par prendre allure de vérité, la réitération remplaçant la démonstration !
La petite populace, ignorante -Quelle que soit son origine, sa religion ou sa politique- est perméable et demandeuse de prêches apocalyptiques qui justifient ses angoisses et flatte son masochisme.
Des Moralisateurs cathodiques, des Professeurs NIMBUS, s'engouffrent dans ces brèches.
Ainsi, la dernière mode est de d'annoncer l'élévation des températures et des prédictions catastrophiques à faire frémir les petits enfants.
Ces bouches d'or nous chantent ceci : "Tremblez, ô mécréants coupables ! Le niveau de la mer s'élèvera de plus d'un mètre en 2001 ; la vie disparaîtra sous peu, la terre sera brûlante comme sur la planète VENUS !
Ceci, à cause de la pollution par les gaz à effet de serre !" Ainsi, j'ai eu la stupéfaction de voir dans un magasine le CO2 cité comme polluant ; et pourquoi pas le CH4, le N2, le O2, ou H2O ?
A la fin du siècle, on a vu ce qu'il en était : Fin 2001 le niveau de la mer est resté imperturbable! Le ridicule, hélas, ne tue plus, mais, face au fanatisme, les faits sont têtus.
Sans CO2, pas de vie. Celui qui nierait cette évidence ne connaît rien aux plantes.

Quant à l'élévation des températures, navré de décevoir les amateurs de sensations fortes, mais cela fait dix mille ans que le processus est enclenché ! Ceci a provoqué la disparition naturelle d'espèces végétales ou animales comme le rhinocéros laineux, ou le mammouth. L’ours blanc disparaît pour des raisons identiques.
Ce n'est donc pas un scoop !
D'ailleurs, autour d'une évolution de base générale, l'évolution du climat connaît, comme de nombreux phénomènes naturels, des variations qui peuvent être importantes. Contrairement à ce que prétend la Pensée Unique, un froid sec n’est pas forcément souhaitable.
Ainsi, à la fin du XVIème siècle, le petit âge glacière juste avant la révolution française, a entraîné des récoltes si faibles que le peuple, affamé a décapité le roi !

Maintenant, examinons si le climat devient "enserré"...
Quand tout le carbone était à l'état de dioxyde, ce qui serait réalisé à nouveau si TOUT le pétrole, le charbon, le gaz, était recyclé, il y avait effectivement un petit effet de serre avec un climat de serre, chaud humide et calme.
Les plantes pousseraient avec un meilleur rendement et plus vite.
Actuellement les déserts chauds comme le Sahara avancent, ce qui prouve un déficit en effet de serre puisque la sécheresse progresse.
Puis, n'en déplaise aux simplets qui voudraient nous gouverner, examinons une autre conséquence de ce déficit en effet de serre que sont les tornades.
Un ouragan est une machine thermique.
La chaleur, en ce cas, est fournie par le sol ou plutôt par la mer, qui, en s'évaporant provoque des courants ascendants vers les hautes altitudes, où règnent un froid intense.
Plus les tempêtes sont destructrices, plus cela prouve que l'atmosphère en altitude haute manque de gaz à effet de serre. Car elle est trop froide !

En fait, oui, c'est vrai, je suis en colère.
Exaspéré par l'ignorance fanatique prompte à s'inspirer de la vulgarisation scientifique pour gêner la production industrielle, la circulation des automobiles, des marchandises, de la culture, des hommes et des idées ; pour augmenter le chômage et l'obscurantisme... Ces partisans malthusiens préconisent l'élimination de tout ou partie de l'humanité pléthorique à leurs yeux. Le parti National Socialiste ne fonctionnait pas autrement en travaillant, comme toutes les sectes fanatiques, à l’avènement d’un homme nouveau, sur-homme intégré à un retour à la nature, qui aurait éliminé le reste de l’humanité inférieure et trop nombreuse.
Ce sont des manipulations redoutables qui présentent l’arrêt du progrès sous un jour flatteur, pour soutenir les options "tout nucléaire", "tout vélo"*, l'utopie éolienne, l'arrêt du développement industriel, l'enfouissement du gaz carbonique pour créer de nouvelles taxes…
Les fonds détournés à l'occasion de cette escroquerie seraient colossaux: 1% du CA de la production mondiale sur cinquante ans ou plus !
Il s’agit aussi d’une agression inqualifiable contre les peuples dont la progression du produit national brut dépasse le nôtre. Envie, jalousie, bêtise envers des performances dix fois meilleures, de personnes travailleuses, honnêtes et plus intelligentes que nous parce qu’elles n’ont pas été abruties par la mollesse d’une vie oisive, creuse et présomptueuse.
Intolérables agressions contre les russes, les africains du Sud, les chinois, les canadiens, les saoudiens, les américains, et tant d’autres que je devrais citer!
Mensonge fondamental que celui d’affirmer que la paix pourrait résulter des fumisteries prétentieuses de quelques héritiers de la Bête Immonde.
Un peuple ignorant plébiscite des dictateurs !
Défendons nous vigoureusement avec les armes appropriées !

*Je fais du vélo par paisir dans la campagne et non pour sauver le monde!


mondialisation , suite

Publié le 18/06/2008 à 12:00 par fedser
Mise à jour partielle du blog sur la mondialisation.
http://appeldu18janvier2008.wordpress.com/2008/06/09/pensee-comment-rester-les-bras-croises/

chine, thibet, capitalisme, pétrole et mondialisation !

Publié le 21/04/2008 à 12:00 par fedser
On me prie de bien vouloir insérer ce large extrait qui va dans le sens de nos idées ;
La Chine, demain une démocratie!
Avril 7, 2008 by appeldu18janvier2008
La Chine deviendra vraisemblablement une démocratie dans les années 2030 de par l’émergence d’une société civile de plus en plus conscientisée grâce d’une part à l’élévation de son niveau de vie, conséquence de la prospérité, et d’autre part aux nouvelles technologies qui permettent de plus en plus aux Chinois de se tenir au courant des abus et de se mobiliser pour faire pression sur le régime.



La Chine incarne à merveille les grands bouleversements qui affectent la grande aventure humaine, le XXIème siècle sera bel et bien celui de Chindia (Chine et Inde). Ce phénomène résulte d’une conjonction d’ingrédients réunis pour la première fois : les capitaux, la technologie, une main d’œuvre non qualifiée abondante, docile et très bon marché ainsi que la clef de voûte, l’accès aux marchés de pays développés. Il en résulte une formidable capacité à exporter, cette fameuse usine du monde qui abat ses concurrentes occidentales les une après les autres. Les gigantesques excédents commerciaux qu’engrange la Chine changent toute la donne géopolitique mondiale : le pivot du système financier mondial est en train de changer d’hémisphère !



Ce miracle économique a une incidence directe sur le niveau de vie des Chinois : une importante classe moyenne de 300 millions de personnes émerge et ne cesse de s’élargir, elle prend peu à peu conscience de ses droits !



Il faut bien comprendre l’ampleur du chemin parcouru vers la démocratie depuis l’ouverture du régime au monde et à l’économie de marché orchestrée par Deng Xiaoping à la fin des années 1970, après onze siècles d’enfermement. Tout s’accélère depuis les évènements de Tiananmen. Au niveau des communes, les représentants de l’autorité ne sont plus nommés depuis Pékin, ils sont choisis suite à des élections, certes cloisonnées à l’intérieur du Parti, mais qui donnent lieu malgré tout à une compétition très rude entre les prétendants qui en viennent à adopter des postures démagogiques, chacun promettant de mieux contribuer que les autres aux grands objectifs fixés par la doctrine officielle, à savoir une croissance plus harmonieuse et mieux partagée avec les campagnes enclavées, la lutte contre la corruption et la préservation de l’environnement.



Force des images, impact des moyens de communication. Lorsque l’opinion publique se mobilise en s’envoyant des dizaines de millions de textos suite à une vaste pollution, elle parvient à faire ployer le gouvernement, l’obligeant à agir : on est bien là en présence des prémisses de la démocratie, car le pouvoir fait ce que demande le peuple, celui-là est ainsi presque souverain.



Dans notre discussion sur l’omnipotence supposée du pouvoir central, il faut rappeler que Mao disait déjà qu’il ne contrôlait pas la banlieue de Pékin. En effet la Chine est un territoire immense et les autorités ont un mal fou à se faire entendre des pouvoirs locaux qui n’en font qu’à leur tête, d’où la nomination récente de super-ministres censés donner une meilleure lisibilité à l’action du gouvernement dans les provinces. Jusqu’à maintenant cette action se brouillait dans une cacophonie mettant aux prises des organes aux compétences transversales d’où émanaient souvent des directives contradictoires.



L’économie de marché est génératrice d’inégalités mais n’en est pas moins cruellement efficace. Elle a permis de sortir plus de 300 millions de Chinois de la pauvreté, si bien que les entreprises doivent maintenant s’enfoncer de plus en plus profondément vers l’ouest de la Chine pour trouver de la main d’œuvre bon marché, ce qui nécessite des investissements productifs très lourds. Car la conséquence de cette folle croissance de la Chine sur l’émergence de la démocratie c’est en fin de compte que la nouvelle génération de mingongs (les migrants chinois) a tout à fait conscience qu’elle a des droits à faire valoir là où la précédente ne voulait qu’un salaire ! Les employeurs, s’ils veulent trouver des travailleurs, sont donc peu à peu contraints de mettre en place des contrats à durée indéterminée et de verser des cotisations sociales : un véritable droit du travail protégeant les employés est en train de s’affirmer, voilà un exemple concret illustrant comment la prospérité économique conduit peu à peu à un meilleur respect des individus, préalable à l’établissement de la démocratie. L’inflation du nombre d’avocats et de personnels juridiques est un autre indice qui ne trompe pas. C’est le même scénario que celui connu en France à la fin du XIXème siècle en pleine révolution industrielle. Laissons le temps à la Chine, elle ne peut pas faire en trente ans ce que nous avons fait en deux cent vingt ans.



Certes la paix des cimetières qui caractérise la politique de Pékin au Tibet est inadmissible, nous devons la condamner, surtout à l’approche des JO qui lui ont été confiés en 2001 sous réserve que les droits de l’homme soient mieux respectés. Mais soyons conscients que la mondialisation des images, l’hypermédiatisation confère une caisse de résonnance incroyable à toutes les persécutions, et ici aux évènements du Tibet, qui ont laissé sur le carreau deux cent morts –ce qui est bien sûr trop- là on la Chine de Mao tuait plus d’un million de personnes lors de l’invasion du Tibet dans les années 1950. Toute personne rationnelle ne pourra que convenir qu’on a changé d’ordre de grandeur, et qu’il s’agit là d’un progrès, certes insuffisant.

La Chine est très attentive à son image, et la légitimité du régime aux yeux du peuple dépend en grande partie de sa crédibilité sur la scène internationale. Avec un tel couteau médiatique sous la gorge de Pékin, Hu Jintao se retrouve dans une position très inconfortable. La Chine sait qu’elle ne peut plus réprimer comme bon lui semble toutes les aspirations au changement dans les provinces lointaines. Elle est consciente de la très mauvaise publicité qu’ont été les évènements de 1989 pour le régime.



Le rôle des internautes, même si les autorités entendent verrouiller la toile, est primordial : ils parviennent malgré tout à se mobiliser pour défendre certaines causes au coup par coup, relayant même en temps réel certaines photos des troubles. Ainsi en mars 2003, la mort de Sun Zhigang, jeune designer, tabassé à mort par la police dans un centre de détention de Canton avait suscité l’ire des bloggeurs sur le net et déclenché une vive polémique si bien que les autorités avaient cédé devant ce vent de protestation en décrétant l’abolition de ce type de centre !



Le régime communiste ne tient que parce que sa conduite des affaires est suffisamment efficace pour fournir chaque année des millions d’emplois aux Chinois arrivant en ville. Le jour où ce ne sera plus le cas et où l’inflation deviendra insupportable, le régime s’effondrera de lui-même. Une simple promotion sur l’huile dans un Carrefour de Chongking déclenche une émeute et cause trois morts, une broutille au regard des dizaines de milliers de jacqueries, au sens propre, survenant chaque année dans les campagnes, grandes perdantes pour l’instant de ce national-capitalisme réservant ses miracles au pourtour côtier. La propriété est reconnue sauf pour le foncier qui reste du domaine de l’état : résultat, les paysans restent des quasi-serfs, rackettés par des fonctionnaires locaux corrompus à souhait !



Mais ce qui se dit globalement en Chine, c’est « tant que je gagne ma vie, ça va, mais le jour où on aura plus rien à manger, ils entendront parler de nous ! »…et des centaines millions d’individus en colère, cela s’entend, quelque soit les forces de police en face ! On l’aura compris, c’est l’économie la clef de voûte de ce communisme politique de façade. Alors certes, restons vigilants plus que jamais, mettons ce régime face à ses contradictions, dénonçons sa propagande puante et les images compassées qu’elle nous projette, mais faisons confiance à cette classe moyenne qui plus vite qu’on ne le croit redonnera sa souveraineté entière au peuple !



TJ



Venez lire l’appel du 18 janvier 2008 et signer la pétition pour une mondialisation plus juste!

Extrait : « …je voudrais vous parler d’une ouvrière chinoise, Xia, qui travaille volontairement 12 heures par jours, 7 jour sur 7 dans l’usine Jingyu dans des vapeurs de solvants cancérigènes. Une jeune femme, parmi tant d’autres, que rien ni personne ne protège : si elle s’évanouit deux fois dans la même journée, elle est licenciée ! Outre la pénibilité actuelle de son travail, Xia vivra beaucoup moins longtemps que nous ! Xia peint les jouets que nos chères têtes blondes ont eus à Noël ! Honte sur nous ! Mobilisons nous, pour qu’éclate au grand jour un débat salutaire sur la question, pour mettre la pression sur nos dirigeants pour qu’eux-mêmes la mettent sur le gouvernement chinois, à l’approche des Jeux Olympiques ! Les Chinois, eux-mêmes, commencent à se plaindre de leurs trop grands excédents commerciaux ! Et bien, s’ils veulent que leurs exportations croissent un peu moins vite, à nous, démocraties, de leur dire que cela peut déjà passer par le simple respect de la durée du travail hebdomadaire limite fixée par l’OIT, Organisation Internationale du Travail!… »

Venez lire l’appel du 18 janvier 2008 et signer la pétition pour une mondialisation plus juste!

Tags: capitalisme, chine, démocratie, JO, mondialisation
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Demain, quand tous les Humains sauront lire…
Avril 7, 2008 by appeldu18janvier2008
De tout temps la façon de consulter le savoir et de participer à son élaboration a conditionné la vitesse du progrès des sciences et des idées. L’Humanité, souvent sans en avoir conscience, de façon éparse, décérébrée et sans préméditation, n’a cessé de bâtir une intelligence collective de plus en plus complète, réactive et accessible, qui va bientôt pénétrer tous les aspects de nos vies.



L’invention inaugurale a été un concept : l’écriture. C’est une révolution ! Elle marque le passage de la Préhistoire à l’Histoire, et est apparue séparément à différents endroits (vers – 5000 en Chine, -3300 en Mésopotamie) d’abord comme moyen d’organiser l’économie (comme le calcul d’ailleurs), mais elle va surtout permettre de figer et transmettre les connaissances, premier d’une longue série d’artefacts servant à étendre la mémoire humaine.



Les révolutions suivantes ne seront que des variations dans les supports, toujours plus pratiques à transporter, ranger, stocker et permettant de toucher toujours plus de monde.



Le passage des tablettes d’argile gravées au papyrus représente un gain évident en termes d’encombrement. Mais cette matière fragile se déchire facilement et mieux vaut savoir ce que l’on veut écrire : l’erreur est un luxe. Autre inconvénient majeur, les papyrus s’enroulent et se conservent sous forme de rouleau, leur consultation est fastidieuse car elle monopolise les deux mains dont on a besoin pour tenir le rouleau tout en le déroulant progressivement. Conséquences immédiates : on ne peut pas prendre de notes ni consulter plusieurs textes en même temps. Le travail intellectuel n’en est donc pas rendu aisé et reste laborieux.



L’invention du livre à pages reliées vers le IVème siècle, concomitante à la généralisation du parchemin, est une nouvelle étape décisive franchie vers la diffusion du savoir. Le parchemin (pergamènè en grec, peau de Pergame, ville d’Asie Mineure) est tiré de la peau de mouton ou de chèvre, ce qui lui confère une grande solidité permettant d’une part de gratter pour effacer ses erreurs et de réécrire par-dessus, et d’autre part de relier les pages pour former des cahiers (codex en latin) que l’on appelle aujourd’hui livre. C’est un abus de langage car livre vient en fait du latin liber, sorte d’écorce tendre sur laquelle on gravait son texte, et a toujours désigné le support recevant l’écriture.



Petite parenthèse : l’étymologie du mot page est également très intéressante, elle vient de pagina, pièce de vigne en latin, pour la métaphore entre une page remplie de lignes d’écritures, et une pièce de vigne et ses rangées de ceps. C’est donc le vocabulaire originellement agricole d’un petit peuple du Latium qui est parvenu aujourd’hui à s’imposer à des centaines de millions de locuteurs dans le monde à travers le français, l’espagnol, l’italien, et toutes les autres langues latines sans oublier le droit, et même certaines sciences (les noms d’espèces animales et végétales sont en latin)!



Retour à l’invention du livre ! Le travail intellectuel en est alors grandement facilité : on peut laisser ouverts sans effort plusieurs livres à la fois tout en pouvant prendre des notes, gribouiller, écrire, réécrire. Cette innovation va faciliter en Europe la diffusion des grandes œuvres de l’Antiquité ainsi que le travail théologique autour des textes sacrés chrétiens, juifs et musulmans. Mais la lecture reste le fait d’une toute petite minorité instruite, les livres sont des objets de luxe, leur acquisition résulte de la copie privée, très onéreuse car demandant temps et adresse de la part des copistes.



L’étape suivante, c’est l’invention « européenne » de l’imprimerie au milieu du XVème siècle (bien que les Chinois aient été les premiers), qui permet de reproduire des écrits à un coût marginal très faible. Le nombre de lettrés augmentent considérablement, les connaissances de l’Humanité patiemment rassemblées et recopiées sont accessibles bien plus facilement.



Le Vatican voit là un moyen d’unifier l’Europe autour du latin et du christianisme, mais comme souvent c’est l’inverse qui se produit : l’imprimerie permet l’essor des langues vernaculaires sur la forme, du protestantisme et du rationalisme sur le fond.



Puis tout s’enchaîne très vite, on arrive au XXème siècle, naissance de deux grands médias de masse, le cinéma, et la radio qui offre pour la première fois la possibilité de faire partager les mêmes émotions au même moment au grand nombre : les négociations de Munich en 1938 sont ainsi largement suivies dans le monde.



On arrive ensuite à l’après guerre, génération du Baby Boom, celle de mes parents. A cette époque la télévision n’en est qu’à ses balbutiements. Elle est déjà cet objet fascinant que nous connaissons et qui commence à s’inviter dans les salons. Mais tout le monde n’en profite pas encore. Mon père oui à Paris, mais il faut demander la permission au maître de maison pour l’allumer, et ce n’est pas tous les jours ! Ma mère non, en Normandie. C’est en fait encore le cas de beaucoup d’autres enfants de cette génération pour qui la seule véritable échappatoire en dehors du voyage, hors de prix, et du jeu réside dans la lecture. Le savoir, l’évasion, les émotions : le livre reste l’indétrônable véhicule apportant cette nourriture intellectuelle aux imaginaires de la génération de mes parents. Ma mère me dit souvent qu’étant petite elle rêvait de vivre dans une maison construite non pas de briques mais de livres !



Drôle d’idée pour ma génération qui est celle de la télévision. J’appartiens à la classe de ceux qui ont grandi avec les dessins animés japonais, avec la télécommande dans la main comme gouvernail ne me permettant à l’époque de naviguer qu’entre six pauvres océans télévisuels différents. Puis les chaînes se multiplient, à toute heure du jour ou de la nuit on peut s’affaler sur son canapé devant sa télévision et se brancher sous perfusion audiovisuelle.



C’est un drame. Beaucoup de personnes de ma génération n’ont jamais vraiment pris l’habitude de lire, sauf quand l’école l’imposait de temps en temps. En effet pourquoi se fouler, autant aller au plus simple, c’est-à-dire vers le prêt-à-penser télévisuel. C’est un changement radical dans l’acquisition des connaissances. Quelqu’un qui écrit un livre a structuré sa pensée, a pesé chacun de ses mots, a apporté une myriade d’exemples et d’illustrations, a pris le temps de rentrer dans les détails. Dans un débat à la télévision, ce ne sont que bribes d’argumentations désarticulées, les arguments fusent de part et d’autre mais sans être développés, tout est brouillon, les idées ne font que passer, impriment résolument moins l’intellect que ne le fait la lecture.



Beaucoup de jeunes disent s’ennuyer ! Alors qu’ils n’auront pas assez de leur vie pour lire ne serait-ce qu’un centième de ce que l’Humanité a produit et écrit comme savoir, alors que des bibliothèques existent dans chaque quartier prêtant quasi gratuitement de quoi se forger un conscience de citoyen éveillé !



Pourquoi une grande partie de ma génération préfère-t-elle encore s’ennuyer plutôt que de se réfugier dans la lecture et découvrir tant de nouveaux horizons pourtant à portée de page? Parce lire demande de l’entraînement et une acclimatation précoce, c’est un exercice technique fatiguant, qui fait travailler les yeux et l’imagination, là où la télévision repose et change les idées. Tout est dit. L’éveil intellectuel de beaucoup aura été sacrifié sur l’autel de la télévision. C’est le drame du règne du petit écran sur la société de consommation : passifs, sans moyen de participer à l’élaboration du savoir mais abreuvés de publicités, nous sommes détournés de la nécessité première de nous niveler par le haut et d’aspirer à l’excellence en ce sens que ce consumérisme à outrance permet à chacun de se satisfaire de sa médiocrité. En effet les forces du marché rivalisent d’ingéniosité marketing et commerciale pour m’amener sur un plateau d’argent les nouveaux produits qui me permettront de moins réfléchir encore.



On aurait pu croire que lire ne servirait bientôt plus à rien pour une grande partie d’entre nous, tristes soldats de cette société de consommation. Pour beaucoup, travailler, dépenser et se distraire ne nécessitent finalement que quelques rudiments de lecture!



Mais internet est arrivé.



L’économie de marché et le consumérisme stigmatisés à l’instant portaient en fait en eux les germes du renouveau de l’éveil des consciences. Internet a surgi pour d’une part donner à l’individu une télécommande inédite, la souris, permettant d’aller où l’on veut, et d’autre part pour lui demander son avis et le faire participer. Les jeunes occidentaux passent désormais plus de temps devant l’ordinateur que devant la télévision, détrônée !



Le web 2.0 consacre ce retournement : tout un chacun peut apporter sa pierre à l’édifice de la connaissance (wikipedia) et commenter la production intellectuelle d’autrui. Jamais travail intellectuel n’a été aussi facile et accessible. Jamais les idées inachevées des uns n’ont autant nourri les théories naissantes des autres, un commentaire innocent et sans prétention laissé anonymement sur un blog par un Australien donne une idée d’entreprise à l’autre bout du monde à un Canadien.



A vrai dire il n’y a plus aucune excuse à être ignorant, quand les connaissances de toute l’Humanité sont à portée de clic, toute curiosité est « googlesisable » ! Une véritable intelligence collective est en train de prendre forme : tout se sait, tout circule, tout le temps et partout, plus rien n’est perdu. Le C to C explose, la trottinette d’un habitant de Miami qui moisissait dans le garage fait le bonheur d’un Parisien par écran et ebay interposés. Les intermédiaires sautent un à un. Déjà on peut prêter de l’argent sur le net aux internautes bien notés par la communauté, et on commence à pouvoir lever des fonds pour des projets artistiques en misant sur la sollicitude des internautes convaincus, en attendant de pouvoir le faire pour des projets entrepreneuriaux. Une des étapes fondamentales de la résorption de la fracture économique mondiale viendra alors de l’essor de plateformes mettant en relation micro-entrepreneurs du monde émergents et micro-investisseurs du reste du monde.



Les jeux vidéo depuis leur apparition participent aussi de ce recentrage sur l’individu-acteur : on y est actif et non passif, mais on y « perd » encore trop son temps à jouer dans un cadre contraint, tel le hamster qui se défoule dans sa cage en faisant tourner sa roue dans le vide, là où internet permet de se mettre utilement au service de cette intelligence collective en construction.



L’avenir est dans la convergence des deux : les logiciels d’e-learning nous mettant tous en réseau, à l’image des perspectives qu’offrent ces programmes d’entraînement de la mémoire et d’apprentissage de l’anglais qui fleurissent sur les consoles portables.



Internet replace la lecture et l’écriture, même massacrée, au cœur de la diffusion et de la constitution des savoirs, si bien que dès lors que tout le monde aura accès à internet, il est raisonnable de penser que tout le monde se mettra au moins à lire, et sans doute à écrire.

L’e-learning va bientôt permettre de scolariser des millions d’enfants supplémentaires en Inde avec un minimum de professeurs, ceux-ci exerceront leur métier à distance, pouvant chacun enseigner à plus de monde, tout comme bientôt les médecins tiendront des téléconsultations, rendant la santé accessible de tous. La production en série de petits ordinateurs portables rechargeables manuellement (par manivelle !) captant l’internet sans fil conférera une grande indépendance aux écoliers des pays émergents qui pourront étudier partout avec entrain grâce à des programmes ludiques.



Avec l’évènement demain du livre électronique et de la traduction automatisée, la boucle sera bouclée, n’importe qui pourra se déplacer avec toute la bibliothèque de l’Humanité dans le creux de sa poche. Ce prochain bouleversement consacrera le grand retour de la lecture et de l’écriture et stimulera plus que jamais l’effervescence intellectuelle en mettant le pied à l’étrier à de nombreux écrivains en devenir. Mais précisons toutefois que de nouveaux modèles économiques devront émerger. La reproduction à coût nul des œuvres rendra gratuite l’acquisition des livres, leurs auteurs ne vivront alors que de leurs performances en direct, j’entends par là les conférences. Tout comme les chanteurs, toujours plus nombreux également grâce à internet, ne pourront plus compter que sur les concerts, manne déjà amplement suffisante, pour s’enrichir.



Notons enfin que demain cette généralisation de la lecture, et de son corollaire l’écriture, à toute l’Humanité donnera encore plus de poids au journalisme qui plus que jamais jouera son noble rôle de vigie des sociétés, veillant à ce que les décisions des pouvoirs en place reflètent le mieux possible l’intérêt général, et non pas seulement certains intérêts particuliers. La presse omniprésente sera prompte à dénoncer tous les scandales qui ne manqueront pas d’être découverts du fait de fuites inévitables dans un monde toujours plus réticulaire. Chaque Humain est un témoin, un journaliste en puissance à même de publier sur internet une photo, une vidéo prises sur le vif avec ses objets communicants nomades.

La pression médiatique incontrôlable, insaisissable, s’affranchira plus que jamais des frontières grâce aux satellites. Elle contribuera à faire émerger une réelle opinion publique mondiale et rendra le moindre abus intenable. La démocratie devrait alors triompher, les régimes autoritaires s’effondrant les uns après les autres, par « évidence », du fait de l’évolution des mentalités, au même titre qu’en France lors de la Restauration, il était invraisemblable que l’on revînt à une monarchie de droit divin, les acquis de la Révolution étant devenus trop prégnants dans la société française pour qu’on pût revenir dessus, même manu militari.



Vivement demain !

Venez lire l’appel du 18 janvier 2008 et signer la pétition pour une mondialisation plus juste!

Tags: écriture, connaissances, lecture, mondialisation
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Plaidoyer pour un capitalisme éclairé
Avril 2, 2008 by appeldu18janvier2008
En janvier dernier, alors que je lisais les journaux, quelle ne fut pas ma surprise en tombant sur un article qui correspondait parfaitement à l’idée que je me faisais du chemin que devrait prendre notre mondialisation. J’ai immédiatement souhaité en rencontrer l’auteur avec qui je suis parvenu à prendre contact peu après. Il s’agit de Bernard Esambert, un des premiers à parler de mondialisation, dès 1977, dans son livre Le Troisième conflit mondial. Bernard Esambert a été entre autres le conseiller industriel de Georges Pompidou, le directeur du Crédit Lyonnais, le président de la Compagnie financière Edmond de Rothschild, le président de l’École Polytechnique, le vice-président des groupes Bolloré et Lagardère. Il préside aujourd’hui l’Advisory Board de la banque ARJIL où il a accepté de me recevoir il y a quelques semaines. Pendant une heure des plus intéressantes, nous avons discuté et échangé cordialement nos vues sur la tournure que prenait la mondialisation et sur le rôle que pouvait jouer internet dans l’émergence d’une opinion publique mondiale susceptible de réclamer le changement. Il m’a apporté son soutien et m’a permis de publier sur ce blog son article que je vous propose ici.

Plaidoyer pour un capitalisme éclairé (7 janvier 200

L’espèce humaine ressemble furieusement à un véhicule en pleine accélération, conduit par d’innombrables pilotes vers un avenir incertain.

Tout a commencé dans les années 1960 quand le commerce mondial s’est mis à croître beaucoup plus rapidement que la richesse (le PNB) mondiale. Les progrès à un rythme effréné des moyens de transport des produits et des informations ont accéléré le mouvement.

Aujourd’hui les échanges internationaux représentent plus du tiers du PNB mondial et nous travaillons tous plus d’un jour sur trois pour l’exportation. Les exportations d’usine puis de laboratoires de recherche pour suivre et naturaliser les produits, donc les transferts de capitaux, ont suivi.

Ainsi est née la mondialisation dont on nous rebat les oreilles. La libéralisation des marchés ainsi que la financiarisation de la sphère économique ont fait le reste, et nous vivons désormais dans un monde de marchands produisant massivement du confort matériel, des services et des images. Le contexte est celui d’un combat économique qui a transformé la planète en champ de bataille, sans morale ni spiritualité. Si sur le plan matériel le libéralisme des temps modernes a apporté la satisfaction des besoins vitaux à des centaines de millions d’individus, il a creusé l’écart entre une société de consommation qui déborde de biens matériels pour les uns sans procurer un minimum vital décent pour les autres.

Il s’agit dorénavant d’envisager un libéralisme éclairé prenant en considération la notion de solidarité au sein de l’espèce humaine. Sans oublier la justice, l’un des tout premiers mots inventé par le Sapiens Sapiens. Les États responsables de la préparation de l’avenir sont devenus des Etats du palliatif, dispensateur de protections et de consolations. Partout l’injustice est dénoncée mais elle persiste sous de multiples visages, tel celui, honteux, du chômage.La mondialisation s’est développée beaucoup plus rapidement que ses nécessaires régulations et l’apparition d’un code éthique au niveau mondial.

C’est sur ces deux plans qu’il convient désormais d’agir pour mettre de l’ordre dans notre image du monde et pour que le libéralisme, remarquable facteur de développement, reste un moyen et ne se transforme pas en une religion sans garde-fous.

Du côté du manque de régulation, au-delà de la dispersion des organismes (l’ONU, l’OTAN et les Etats-Unis pour la gendarmerie du monde, la Banque mondiale, le FMI, le G8 pour l’économie, …), tous datant des années 40, à l’O.M.C. près d’ailleurs imaginée dans les accords de Bretton-Woods, deux exemples : les facteurs de compétition intègrent les formes anormales de travail (des enfants,…), des écarts de salaires décourageant même la créativité, des parités monétaires totalement artificielles (le Yuan chinois versus toutes les autres monnaies). Ces facteurs sont surveillés par l’OMC, le BIT et le G8 qui s’ignorent totalement. Quand on sait par exemple qu’une dévaluation de 10% d’une monnaie (G est équivalente à un droit de douane de 10% (OMC), il apparaît à l’évidence que le monde ne pourra faire l’économie d’une organisation confédérale lui permettant de mettre de l’ordre dans ce que j’appelle pour ma part depuis près de quarante ans la guerre économique.

Dans le domaine pharmaceutique, le sort des génériques dont on connaît l’importance pour les populations du tiers-monde touchées par le Sida, dépend de l’OMS et de l’OMC sans grand dialogue entre ces deux organismes.

D’innombrables enceintes se sont cependant créées pour pallier la vacuité d’une véritable gouvernance mondiale : G7, G20, G4,…Des milliers d’organisations émanant de la société civile (dont 2000 ONG) ont vu le jour dont le mérite est de vouloir rendre équitable le processus de mondialisation.

Un conseil de sécurité économique et social a été imaginé dont les pouvoirs s’inspireraient de ceux qu’exerce le conseil de sécurité de l’ONU sur le plan politique. Ce bouillonnement de la société civile débouchant sur d’innombrables forums mondiaux qu’aucune frontière ne peut bloquer montre à l’évidence que le monde devra passer à un degré supérieur d’organisation. Au moment même où les Etats érigent des murets de fortune pour se protéger de la globalisation.

Restera le problème le plus important. La planète a pris la route des choses oubliant celle de l’esprit, mais il ne sert à rien de danser la danse du scalp devant le libéralisme. Il faut simplement le doter d’un code moral qui le rende acceptable (supportable ?) à la majorité. Qui définitivement supprime le travail des enfants, établisse définitivement la parité hommes-femmes, supprime les enrichissements insolents et sans cause, crée une véritable solidarité avec les éclopés de la croissance. Qui recrée un peu de vertu et de grâce dans le système en déclinant l’immense désir de justice et de dignité de l’homme du vingt et unième siècle.

Comment ? Le besoin de spiritualité (dont témoignent hélas les excès des sectes) démontre que les principales religions monothéistes ne peuvent être tenues à l’écart d’un tel processus, y compris le bouddhisme, la sagesse de quelques hindouistes, la religion des droits de l’homme dont les très beaux textes fondateurs figurent dans le statut des Nations Unis et dans notre constitution. Il y a dans ces réservoirs de connaissance et d’éthique de quoi puiser quelques principes.

Rêvons d’un dialogue entre Averroès, Maïmonide, Saint Thomas d’Aquin et Aristote qui réanimerait l’entrelacs des révélations et de la raison. D’un pari de Pascal étendu à l’ensemble de l’irrationnel et du rationnel. La raison et la foi s’adossant, quoi de plus humain pour faire face à nos interrogations.

Une sagesse peut s’en dégager, libre d’ailleurs de toute tutelle religieuse car résultant de la pluralité religieuse surtout si l’on fait également appel à quelques prix Nobel de la paix, responsables d’O.N.G., grands scientifiques et philosophes connus pour leurs qualités humaines (des « entrepreneurs d’humanité »).

Car nous sommes tous des enfants d’Abraham, de la raison, de la sagesse. L’Islam n’est pas forcément la solution, pas davantage que le seul christianisme ou le judaïsme. C’est leur somme qui peut nous rapprocher du ciel ou du sens, sans nous faire perdre le contact avec le sol. A condition que nous abattions nos idoles sources d’égoïsme et d’intolérance pour ajouter à l’important chiffrable l’essentiel qui échappe au chiffre. Il arrive que des idées déchirent la pensée comme des poids trop lourds déchirent les muscles.

Un code éthique élaboré par un tel cénacle consoliderait de jeunes démocraties un peu partout dans le monde, freinerait l’absentéisme du cœur qui accompagne souvent la concurrence sans frein. Plus trivialement, il pourrait conduire de nombreux cadres supérieurs, acteurs du CAC 40 à renoncer à des avantages souvent exorbitants. Ce sont les notions de solidarité, de générosité, d’altruisme qui font de l’homme une espèce supérieure. Il est urgent de modérer la passion de la concurrence avec un peu de cet amour du prochain.

On peut parfaitement n’avoir pour ambition que de prolonger sa vie et ses plaisirs sans l’humiliation de la vieillesse et de la maladie. Mais il n’est pas interdit de rêver au partage d’une authentique condition humaine. Il y a des « biens publics mondiaux » tels que la santé, l’eau, le maintien d’une planète habitable qui nous obligent à lire notre devoir dans le regard de nos enfants. En n’oubliant pas que le bien risque de fabriquer l’enfer. Sauf à emporter le Livre, le violon, et l’écoute dans notre voyage sur terre.

Bernard Esambert

Tags: capitalisme, mondialisation
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Oui l’immigration est une chance ! À condition que…
mars 31, 2008 by appeldu18janvier2008
Quelques chiffres

Les migrations sont une des composantes de la mondialisation, et comme toute autre composante, celle-ci s’intensifie sous l’effet de l’explosion des échanges : on ne dénombre pas moins de 200 millions de personnes vivant dans des pays autres que ceux où elles sont nées, et l’on ne compte pas les clandestins. Il y a 40 millions d’Américains nés hors des États-Unis ! Pour se donner une idée, au niveau mondial ces migrants étaient de 75 millions en 1965, et 155 millions en 1990. La majorité (60%) des migrants vit dans les pays développés. L’émigration des Mexicains vers les USA est ainsi le mouvement migratoire le plus massif de notre époque.

Une immigration d’une nouvelle forme

On immigre pour trois raisons à égalité : un tiers pour trouver un travail, un tiers pour rejoindre de la famille, et un tiers en tant que réfugié. D’un point de vue pratique, ces raisons se chevauchent : un immigré qui rejoint de la famille se met très souvent à chercher un travail aussitôt arrivé. Alors que pendant des 30 glorieuses on avait surtout fait venir des ruraux analphabètes, aujourd’hui ce sont plutôt des urbains ayant été à l’école. Cela signifie que les migrations d’aujourd’hui sont d’une nature fondamentalement différente, ce qui devrait poser beaucoup moins de problème d’intégration.

Le cas de la France

Prenons le cas de la France : pendant les Trente Glorieuses, la France a fait venir des centaines de milliers de Maghrébins d’origine rurale et majoritairement analphabètes. Ceux-ci ont été logés dans des cités dortoirs qui se sont vite transformées en ghettos enclavés : que pouvait-on espérer qu’il se produise deux générations plus tard ? Qu’une majorité d’entre eux deviennent médecin, avocat, architecte ? La faillite de l’intégration en France qui a conduit aux émeutes que l’on connaît était prévisible, s’en étonner relève soit d’une ignorance coupable soit d’un cynisme déplacé. Aujourd’hui toute la société française en souffre. On entend parfois dire « oui, mais il y en a certains qui réussissent ». Cet argument est des plus fallacieux car quelque catastrophique que soit la situation, il y en a toujours qui s’en sortent. Non la question est de savoir statistiquement combien trouvent un travail par rapport à la moyenne nationale. Et là pas d’erreur possible, le taux de chômage de certains quartiers est quasiment de 50% ! L’intégration à la française est en panne, la discrimination très loin d’avoir disparue.

L’immigration, une chance pour les pays développés…

Les travailleurs immigrés représentent 15% de la main d’œuvre aux États-Unis : ces derniers ont besoin de ces immigrés, si bien que le mur qu’ils veulent achever de bâtir pour se protéger du Mexique est haut, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour ne laisser passer que les jeunes hommes valides dans la force de l’âge, ceux dont ils ont justement besoin. Alors pourquoi ce besoin ? Raison atemporelle : les immigrés sont souvent jeunes, dynamiques et déterminés à accepter tous les boulots. Lazare Ponticelli, dernier poilu décédé récemment en était l’exemple probant : arrivé à la gare de Lyon en 1906 quasi pieds nus, il a enchaîné les menus travaux jusqu’à fonder une entreprise aujourd’hui multinationale ! Aujourd’hui les immigrés travaillent dans des secteurs où il est difficile de trouver de la main d’œuvre locale (en France par exemple il y a 500 000 emplois non pourvus dans le BTP), leur vitalité démographique est indispensable au financement des retraites de nos populations vieillissantes. Par ailleurs, ce qu’ils gagnent, ils le dépensent largement, dopant ainsi la consommation qui est le moteur de notre économie, ne l’oublions pas. En définitive ils ne renvoient au pays d’origine en moyenne que de 10 à 15% de leurs revenus. Enfin ils créent des entreprises sur des créneaux vacants (les fameuses épiceries !) ou inexplorés. On se bat même parfois pour leurs talents : un tiers des Nobel de physique américains sur ces sept dernières années sont nés à l’étranger et le tiers des sociétés de la Silicon Valley sont le fait d’Indiens ou de Chinois.

…à condition que…

Pour ne pas répéter les erreurs du passé et profiter au mieux du potentiel de croissance que représente l’immigration, certaines mesures s’imposent !D’abord une politique volontaire du logement, conçue pour favoriser la mixité sociale et ethnique, et briser l’enclavement des cités ghettos. Ensuite, les nouveaux arrivants doivent être scolarisés pour ce qui est des enfants, et les cours de langue devraient être rendus obligatoires pour tout adulte ne maîtrisant pas suffisamment la langue du pays d’accueil. C’est un échec flagrant des politiques menées que de constater qu’après vingt ans passés en France, certaines personnes ne savent toujours pas s’exprimer en français. C’est pourtant le préalable incontournable à une intégration réussie. Enfin des campagnes d’information doivent être menées pour promouvoir la lutte contre la discrimination qui est le cancer de l’intégration : comment un jeune issu de l’immigration peut-il se motiver pour ses études quand son grand frère diplômé ne parvient toujours pas à trouver un emploi après l’envoi infructueux de parfois plus de cent CVs ? Trop souvent un « patronyme exotique », une ville d’origine suspecte ou un teint trop mat constituent des caractéristiques rédhibitoires pour un employeur peu scrupuleux, qui souvent ne fait que se conformer aux souhaits de ses clients partageant eux aussi une part de responsabilité. Les mentalités doivent évoluer et évolueront.

Les quelques mesures exposées ici sont nécessaires, mais ne croyons pas qu’elles reflètent des coûts supplémentaires pour la société, car ces coûts sont en fait des investissements. Oui, des investissements qui permettront au final au pays d’être gagnant, et non pas perdant, grâce à une économie plus forte et des retraites mieux financées. Posons-nous la question : si, en France par exemple, la machine à intégrer fonctionnait correctement, c’est-à-dire si tout homme arrivant en France devenait un citoyen Français qui, quelles que soient sa couleur de peau, sa religion ou son origine, respectait les valeurs du pays (l’égalité homme/femme, la laïcité, les droits de l’homme, les lois) et si il était accepté comme tel en retour, alors pourquoi ne pas même accueillir des millions d’hommes ? Notre économie n’en serait que plus forte, la francophonie que plus rayonnante…la seule limite serait finalement l’espace physique ! Cela est possible à condition donc de réparer cette machine en panne en consentant les investissements nécessaires.

Plus souples sont les procédures à la frontière, moins les immigrants ont vocation à s’installer

Un autre constat s’impose : plus les immigrants peuvent circuler librement, aller et revenir entre pays d’accueil et pays d’origine, moins ils désirent s’établir définitivement. En effet, si l’on a pu voir par le passé que nombre d’entre eux finissaient par s’installer et à faire venir leur famille, c’est parce qu’ils ne voulaient pas rendre le risque de rentrer au pays, pour de courts séjours, de peur de ne plus pouvoir retourner travailler dans le pays hôte : coupés parfois pendant plusieurs décennies de leur pays natal, ces derniers n’en saisissent plus les codes et en viennent à se sentir chez soi dans le pays qui les a accueillis. On en conclut que l’octroi de la double nationalité ou de titres de séjour à entrées multiples sont de bons moyens de faciliter cette circulation conduisant les migrants à ne plus nécessairement se sédentariser.

Quelles conséquences pour les pays d’origine ?

L’exode des cerveaux reste le principal problème mais un rapport de l’ONU en 2006 précise que les migrants qualifiés finissent en fait par occasionner des transferts de connaissances et de technologies : ils acquièrent de l’expérience avant de venir en faire profiter leur pays en créant leur entreprise par exemple. Toutefois dans certains secteurs tel que la médecine, on ressent plus que jamais la nécessité d’institutions internationales à même de fournir les incitations à rester travailler dans leur pays aux médecins et infirmières formés à grand frais en Afrique et qui partent aujourd’hui en masse officier en Europe (il y aurait plus de médecins béninois en France qu’au Bénin !). Une aide judicieuse coordonnée internationalement pourrait ainsi consister à subventionner ceux qui restent sur place.

Autre point, les fonds envoyés par les immigrés constituent un apport indéniable à l’économie des pays d’origine, ils ont atteint 260 milliards de dollars en 2006. Ainsi est-ce là la principale source de revenus pour certains États d’Amérique centrale (25% du PIB du Honduras ; au Mexique, cela représente la deuxième source de devises derrière les pétrodollars), si bien que lorsque les États-Unis éternuent, tous ces pays s’enrhument ! À l’heure où les pays développés prennent conscience de la nécessité du co-développement, il est même cocasse de constater que l’ouverture à l’immigration apporte plus de fonds aux pays pauvres que les aides et les investissements étrangers cumulés !

Cependant il est important d’apporter ici un bémol : ces transferts contribuent finalement peu à la croissance des pays qui les reçoivent car ils sont utilisés dans l’urgence par des familles très pauvres pour subvenir aux besoins primaires (alimentation, santé, voire éducation). Cette manne n’est donc pas redirigée vers des investissements productifs susceptibles d’occasionner un véritable décollage économique qui s’appuierait sur un foisonnement de micro projets entrepreneuriaux. Le problème en est que la manière dont sont transférés les fonds ne s’y prête pas : ils ne passent pas par le système bancaire classique mais par les services très onéreux de quelques sociétés du type Western Union. Il faut donc revoir et faciliter l’envoi d’argent au pays, en lui permettant d’être investi rapidement et efficacement, avec comme objectif sous-jacent de confier aux populations pauvres du pays d’origine la canne à pêche plutôt que le poisson. Internet pourrait d’ailleurs jouer ici un grand rôle pour mettre en relation micro investisseurs et micro entrepreneurs.

Je voudrais achever cet article en mettant en lumière l’égoïsme à peine voilé qui a guidé les pays occidentaux dans la conduite des négociations de l’OMC. Je parle ici de l’Uruguay Round, c’est-à-dire l’avant dernier cycle de négociation de l’OMC qui s’est achevé en 1994 (et pas le Doha Round, démarré en 2001 et qui est aujourd’hui dans l’impasse). Pendant cet Uruguay Round les pays membres de l’OMC se sont réunis et ont négocié une plus grande ouverture réciproque dans le but de parvenir à un compromis gagnant-gagnant. Seulement, les pays riches, ceux dont on aurait pu croire qu’ils avaient une responsabilité morale vis-à-vis des pays pauvres, n’y sont pas allés avec comme objectif d’obtenir des accords équitables ! Non, ils avaient simplement en tête de négocier les accords favorisant le plus leurs intérêts. Ils ont donc mis la pression sur leurs interlocuteurs mal préparés en usant de leur position dominante pour leur imposer de s’ouvrir aux services pour lesquels ils étaient avantagés (services financiers par exemple) tout en refusant de s’ouvrir à ceux où les pays pauvres l’étaient grâce à leur main d’œuvre peu qualifiée très bon marché comme par exemple les services maritimes et portuaires (les dockers, les membres d’équipage) ou le bâtiment. La main d’œuvre bon marché et prête à tout est la principale richesse des pays pauvres, qu’elle s’exprime dans les pays d’origine (dans les usines ou dans les champs), ou dans les pays d’accueil (via l’immigration qui nous intéresse aujourd’hui). Lors de l’Uruguay Round, les pays riches ont ainsi fait en sorte qu’on ne libéralise que les services faisant appel à une main d’œuvre très qualifiée, ce qui de facto pénalisait les pays pauvres. Et dire que pour pallier cet échec, on a baptisé le cycle actuel « cycle du développement » qui n’en a que le nom car il apparaît clairement aujourd’hui que rien n’en sortira, du fait des réticences des pays occidentaux, France en tête, qui s’arcboutent sur leurs subventions. Belle notion du libre-échange !

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Tags: émigration, immigrant, immigration, immigré, migration, mondialisation, uruguay round
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Mais pourquoi le pétrole monte-t-il autant ?
mars 23, 2008 by appeldu18janvier2008
Le pétrole ne cesse de monter. Il est actuellement à plus de 100 dollars le baril, cela ne vous parle peut-être pas, mais imaginez juste qu’il était aux alentours de 30 dollars en août 2003! La question est donc immédiate: pourquoi monte-t-il autant? Il faut comprendre que cette hausse est sans rapport aucun avec la demande réelle actuelle, qui ne serait pas suffisamment contentée. Non, cette bulle spéculative est en fait le résultat de trois facteurs:

des lois américaines favorisant la spéculation : en 2003 les États-Unis ont voté une loi qui a rendu opaques les transactions financières en ligne sur les marchés du pétrole (loi dite Enron Loophole). Suite à cette loi, les hedge funds (fonds spéculatifs dont la seule finalité est de gérer au mieux un portefeuille de titres dans une optique de très court-terme) sont venus en masse pour spéculer sur le pétrole : ils réalisaient 0.2% des transactions avant la loi, aujourd’hui leur part est de 35%.
une abondance de liquidités générées par les pays émergents aux forts excédents commerciaux, au premier rang desquels la Chine. Face à une offre médiocre d’actifs où placer leurs devises et un dollar en chute libre, ces agents économiques fuient les actifs américains et se rabattent sur des valeurs qu’ils estiment de plus en plus sûres: les matières premières, pétrole y compris. [1]
une instabilité géopolitique chronique qui perdure depuis l’invasion américaine de l’Iraq. Alors qu’Alan Greenspan (ancien président de la fed, la Banque Centrale américaine) admet que cette guerre avait surtout pour objectif de mettre la main sur le pétrole, il est cocasse de constater que la terrible hausse des prix qui en a découlé dessert en fin de compte les intérêts américains, grands consommateurs de pétrole. Tel est pris qui croyait prendre. D’ailleurs, pendant qu’ils envahissent l’Iraq à la recherche d’armes qui n’existent pas, la Corée du Nord se dote de l’arme nucléaire, tandis que l’Iran et le Vénezuela, entités hostiles à l’administration Bush, s’imposent en puissances régionales incontournables, raffermies par un pétrole cher. Même en prenant en compte l’appétit grandissant de la Chine, aucun expert en 2003 n’aurait pensé à un pétrole dépassant les 100 dollars. La guerre a fait le reste. [2]
Ainsi, entre les producteurs et les consommateurs finaux, le pétrole peut par exemple changer de nombreuses fois de mains du fait de la spéculation : les agents économiques spéculent à la hausse ou à la baisse sur les hydrocarbures matérialisés financièrement par des contrats à terme (le fait d’acheter des « options », c’est-à-dire le droit d’acheter ou de vendre du pétrole à une date future donnée à un prix fixé d’avance), ce qui expliquent un prix aussi élevé, et du reste aberrant compte tenu de la demande actuelle en pétrole qui est tout à fait satisfaite par l’offre (si bien que les pays membres de l’OPEP n’envisagent pas d’augmenter leur production).

Cette spéculation financière nuit à l’économie réelle. Les États-Unis en pâtissent largement, l’Europe moins grâce à un euro fort. Mais les plus touchés dans notre économie de plus en plus mondialisée sont encore une fois les pays pauvres. En effet, ces pays ont besoin de plus de pétrole pour chaque dollar de PIB développé, on dit que leur économie est à forte intensité énergétique [3]. Afin de soutenir leur économie, les pays pauvres et émergents subventionnent donc l’essence, cependant ils sont de moins en moins en mesure de le faire, et ces aides rongent les budgets et empiètent sur les projets d’investissement de long terme en infrastructures et en éducation. Ces choix dans l’allocation de budgets déjà insuffisants ont déjà conduit à des émeutes comme au Cameroun ou au Burkina-Faso, des pays qui on besoin de tout sauf d’instabilité politique. Ainsi l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie) rapporte que pour un certain nombre de pays d’Afrique, l’annulation de la dette a déjà été plus que compensée par la hausse des prix du pétrole.

Ces pays subissent de plein fouet les effets d’une spéculation et d’une incertitude géopolitique auxquelles ils sont étrangers. À partir du moment où les actions des uns ont des conséquences sur la vie des autres naît une interdépendance d’où jaillit le besoin irrépressible d’une action collective et démocratique, garante des intérêts de tous. C’est encore cette mondialisation politique qui se fait ici désirer, dans un contexte d’une part d’unilatéralisme militaire désastreux d’un certain Etat et d’autre part de spéculation rendue possible par des règles édictées par ce même Etat dont le leadership économique a fait de sa bourse le principal hôte du marché du pétrole.

Enfin ultime précision, entendons-nous bien, à long terme il est clair que la demande mondiale croissante finira par justifier des prix élevés, très élevés même (si bien qu’ils pourraient rendre prohibitifs les voyages en avion du fait des prix du kérosène), mais pour l’instant l’offre actuelle est suffisante ! Les prix du moment sont donc déconnectés de toute rationalité économique. Nous pouvons juste dire pour conclure cette analyse que s’ils se maintiennent, ils auront au moins le mérite de précipiter le passage à l’après-pétrole en incitant les agents économiques à trouver d’autres sources d’énergie plus accessibles…et moins polluantes !

Venez lire l’appel du 18 janvier 2008 et signer la pétition pour une mondialisation plus juste

[1] l’indice qui mesure la demande mondiale de navires pour transporter des marchandises (le Baltic Dry Index) s’est effondré depuis l’automne dernier, résultat de la chute du fret maritime, et donc du ralentissement économique mondial, alors que paradoxalement les prix des matières premières ne cessent de flamber : on est bien en présence d’une bulle spéculative !

[2] Joseph E. Stiglitz (prix Nobel d’économie 2001) et Linda Bilmes, dans leur dernier livre « The Three Trillion Dollar War » estiment que la part de la hausse du baril due à la guerre, dans une hypothèse vraiment basse, est de 10 dollars.

[3] Cela s’explique par un secteur industriel plus important que dans les pays développés tertiarisés, par des infrastructures moins efficaces et donc plus gourmandes en énergie ainsi que par une moins grande diversification du bouquet énergétique (la France avec le nucléaire est l’exemple même d’une diversification réussie)

Tags: iraq, mondialisation, pétrole, spéculation
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“Pourquoi on se bat?”
mars 15, 2008 by appeldu18janvier2008
Les faits
Alors que Lazare Ponticelli, le dernier des poilus, vient de s’éteindre à l’âge de 110 ans, c’est la Première Guerre Mondiale en tant que matrice du XXème siècle qui vient de basculer dans l’Histoire. Lazare Ponticelli était le dernier représentant de la mémoire de ces 8 410 000 hommes qui combattirent sous le drapeau français et qu’il a donc incarnés jusqu’au 12 mars 2008 12h45. Né en décembre 1897 dans les montagnes d’Émilie-Romagne en Italie, qu’il ne tarde pas longtemps à quitter pour la France, ce “pays où l’on mange“, Lazare Ponticelli arrive à la Gare de Lyon seul à l’âge de 9 ans, illettré, dans un pays dont il ne parle pas la langue. Des plus débrouillards, il crée en mars 1913, à 16 ans, sa petite entreprise de ramonage avec un ami italien. Détermination typique de l’immigré résolu à s’en sortir par le travail, lui qui fuyait la faim. Il sera tour à tour livreur de charbon et vendeur de journaux à la criée: “le jour où Jaurès a été assassiné, on les avait tous vendus”disait-il. Dès le lendemain, il s’engage dans la légion étrangère en trichant sur son âge, il n’a que 17 ans: “j’ai voulu défendre la France, parce qu’elle m’avait donné à manger. C’était une manière de dire merci”racontait-il. Il participe courageusement aux combats, n’hésitant pas à sortir des tranchées pour ramener un blessé étendu dans le no man’s land.
Quand l’Italie entre en guerre à son tour contre l’Allemagne, il est démobilisé: “Je ne voulais pas partir de mon bataillon et laisser mes camarades. La Légion avait fait de moi un Français. C’était profondément injuste”expliquait-il.

Mais il est bientôt rappelé pour repartir combattre dans les troupes italiennes contre les Autrichiens. Les combats sont très violents, comme on peut se l’imaginer, mais pourtant, un matin, c’est un soudain silence qui s’abat sur le front, à Pal Picolo. “Cela faisait des semaines que l’on vivait à quelques mètres les uns des autres. Si près qu’on entendait les conversations. Dans ma section, les trois quarts des hommes étaient des Italiens germanophones. L’”ennemi” était souvent le voisin d’en face. Alors est arrivé ce qui devait arriver : on a fraternisé.”En effet poursuivait-il “Nous n’avions aucun compte à régler avec ces pauvres gars et beaucoup de mes camarades du Tyrol italien parlaient l’allemand. Avec des élastiques, nous leur avons envoyé des messages écrits: “pourquoi on se bat?””Pendant plusieurs jours les soldats des deux bords vont ainsi fraterniser allant même jusqu’à entreprendre des patrouilles mixtes.Cette parenthèse est de courte durée, averties, les autorités les envoient sur un front plus dur pour combattre des unités d’élite. Il sera blessé, soigné, renvoyé au combat jusqu’à l’armistice: “Puis, alors que le bataillon se préparait à monter à l’attaque, on a appris la signature de l’armistice. Fallait voir ça ! C’était incroyable ! On s’est embrassés, Italiens et Autrichiens ensemble. Nous étions fous de joie! “.Son héroïsme lui valut une citation mais, surtout, le dégoûta résolument de la guerre: “je tire sur toi mais je ne te connais même pas. Si seulement tu m’avais fait du mal”,”vous tirez sur des pères de famille, c’est complètement idiot la guerre”. Il ne reviendra en france qu’en 1920, ne deviendra Français qu’en 1939, à l’aube de la deuxième guerre mondiale pendant laquelle il rejoindra le maquis, détournera des trains et libérera Paris avec les FFI. Après la guerre, il retournera à son entreprise familiale de chauffage et de tuyauterie qu’il fera prospérer avec ses frères. Ponticelli frères est aujourd’hui une multinationale de 2000 salariés spécialisée dans le pétrole et le nucléaire.

L’analyse

Lazare Ponticelli était le dernier témoin français de cette odieuse guerre, qui décima la jeunesse européenne et qui devait être la dernière, ce qu’elle ne fut pas comme chacun sait. Sa venue en France, lui le petit immigré italien arrivant pieds nus à Gare de Lyon, sa confrontation avec des ennemis étrangers qui ne l’étaient pas tant, et son succès professionnel qui l’a conduit à faire de sa société une petite mais authentique multinationale, tout dans la vie de Lazare Ponticelli concourt à faire de lui le symbole même de la mondialisation, ce processus qui ne cesse de rapprocher les Hommes depuis les débuts de l’aventure humaine : d’abord l’émigration vers un eldorado réel ou supposé, puis le choc des civilisations et des cultures dont la guerre est le visage le plus rude, enfin l’essor d’une multinationale sur des marchés de plus en plus intégrés qui tendent à faire de notre planète un village global, pour reprendre l’expression de Marshall McLuhan.Mais intéressons-nous ici plus particulièrement au Lazare « Poilu »…

Embarqué dans une guerre comme des millions d’autres, Lazare n’avait que le sentiment de remplir son devoir envers cette France qui l’avait nourri, comme il aimait à dire. Mais comme des millions d’Hommes, il prenait part sans s’en rendre compte à ce que l’Humanité a accouché de plus vil, de plus destructeur et de plus absurde: la guerre. Une guerre inutile, un suicide européen qui n’était que le reflet amplifié et sanglant de désaccords diplomatiques opposant en haut-lieu les chancelleries européennes. Une guerre que n’auraient sans nul doute pas voulue les peuples européens si on ne la leur avait pas vendue à grand renfort de propagande officielle diabolisant l’ennemi et exacerbant l’esprit de revanche.

Ces Hommes instrumentalisés, en partant promptement au front, ne faisaient que leur devoir de soldat, leur devoir de patriote. Mais, ce faisant, ils n’étaient que les victimes d’une folie humaine dont l’inanité ne sauterait aux yeux des Européens qu’avec le recul du sang versé et des horreurs endurées, prise de conscience ô combien tragiquement tardive. L’Homme sait tirer des leçons, mais il semble incapable de s’en servir pour anticiper les drames de demain, pour peu qu’ils ne revêtent pas exactement la même forme que les catastrophes d’hier. Certains visionnaires y parviennent, parmi eux Keynes qui dans “Les conséquences économiques de la paix” avait compris que les réparations imposées à l’Allemagne par le traité de Versailles en 1919 étaient une erreur et portaient en elles les germes de crises à venir. Mais comme toujours dans l’euphorie du moment, ces visionnaires ne sont pas écoutés. Aujourd’hui, l’Europe a compris, c’est heureux, et, malgré les ultimes spasmes de Srebrenica (en 1995 en Bosnie…) gageons que plus rien de tel n’arrivera en son sein. Mais au-delà de l’Europe, l’Occident (c’est-à-dire les Américains et nous) a-t-il su tirer la leçon de cette tragédie dont Lazare Ponticelli était le dernier de nos Mohicans ? A-t-il su l’élargir au monde ? Rien n’est moins sûr… En 1914, la propagande officielle faisait des Allemands des “boches”, des étrangers différents, des Germains avec qui vivre ensemble eût été impossible, et aujourd’hui c’est fait. Alors pourquoi tant d’incompréhension aujourd’hui, pourquoi certains chefs d’État s’évertuent-ils à faire régner cette sordide atmosphère de choc des civilisations quand tous les économistes savent que le premier de tous les problèmes, ce ne sont pas nos appartenances culturelles et religieuses respectives, mais la PAUVRETÉ du reste du monde…l’

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Publié le 24/03/2008 à 12:00 par fedser
Arte : de la culture à l’obscurantisme !

par Gilles Mercier*
Après Antenne 2 (Envoyé spécial : OGM à la conquête de vos assiettes 19 avril 2007), Canal + (15 novembre 2005), Arte a remis le couvert dans la campagne anti-OGM avec « Le Monde selon Monsanto » diffusée le 11 mars. L’émission a bénéficié d’une publicité exceptionnelle, de la part de la presse, les courriels n’ont pas arrêté de circuler pour prévenir de l’émission et pour signaler qu’elle était aussi accessible sur le site web de la chaine. Le film, privilège exceptionnel, doit être présenté (à quel titre ?) à l’Assemblée Nationale le 31 mars.

Le film d’Arte est dépourvu de toute rigueur. Les conclusions ne découlent pas d’une enquête, elles constituent le point de départ du film, sa trame. Il faut démontrer la dangerosité des OGM, qu’importe la méthode ! Les moyens sont justifiés par la cause que défend l’auteur. Yann Arthus-Bertrand, militant anti OGM, l’expliquait sans détour le 19 novembre 2006, dans l’émission de France 5, Arrêt sur image « Je pense que tous les moyens sont bons pour faire avancer les choses ». « On peut se tromper, ça peut être mal fait, manipulateur, n’empêche que c’est bien ». C’est toute la ligne de conduite de Mme Marie-Monique Robin qui a monté un film de propagande, fait non pour informer mais pour convaincre. Mme Robin a sorti du congélateur les arguments anti-OGM éculés qui ont tous été réfutés par des publications scientifiques. Dépourvue de tout scrupule, Mme Robin n’a pas hésité à monter des fleurs présentées comme des formes monstrueuses de maïs local qui seraient dues aux contaminations génétiques induites par Monsanto, alors qu’il s’agit d’une autre plante, Arabidopsis thaliana, dont le caractère « fleur double » présenté à l’écran est dû à une mutation spontanée. Tout est à l’avenant. Mentez, mentez ! Il en restera toujours quelque chose !

Le message à retenir du film est simplissime. Monsanto, société américaine, produit des monstres végétaux à seule fin de faire du profit. Monsanto veut assujettir les paysans en brevetant le vivant. La progression continue des surfaces cultivées en OGM sur la planète, les autorisations données par les diverses autorités sanitaires nationales et européennes sont dues à la corruption de ces autorités, des scientifiques et à l’asservissement des paysans. Les scientifiques, les agriculteurs qui défendent ces technologies sont à la solde de Monsanto et des semenciers en général. Ces affirmations n’ont pas besoin d’être démontrées.

Le seul moyen pour empêcher l’ordre de Monsanto, qui est celui des multinationales, est d’empêcher les OGM de s’implanter. Comment ? En les arrachant et en faisant pression sur les députés pour qu’ils bannissent les OGM lors du débat d’avril à l’Assemblée Nationale. C’est le but assigné à cette émission et à la publicité qui l’accompagne. La promotion par Arte de la pseudoscience est à mettre en parallèle avec la suppression par la chaîne de son émission « Archimède », qui se proposait, en invitant un chercheur, d’enquêter sur l’état de la réflexion dans les différents domaines de recherche. En valorisant un discours pseudo-radical sur un sujet controversé, Arte essaie d’élargir son audience dans le paysage audiovisuel.

Les mouvements anti-OGM sont les héritiers de Lyssenko. Le lyssenkisme avait divisé la science en science nouvelle qui allait révolutionner l’agriculture et en science bourgeoise dévolue au maintien de l’ordre capitaliste. Des biologistes de la science nouvelle, emportés par cet élan révolutionnaire, affirmaient avoir transformé des virus en bactéries ou converti des cellules végétales en cellules animales. L’argumentation scientifique fut balayée au profit de la propagande qui versa dans l’hystérie. Les partisans de Lyssenko partirent à l’assaut des autres branches de la science, Freud, Einstein et la mécanique quantique furent visés. Ceux qui s’opposaient à cette vision idéologique de la science étaient rejetés, catalogués de réactionnaires vendus à l’impérialisme. Le bilan fut catastrophique, la biologie et l’agronomie soviétique mirent trente années à s’en remettre.

Il y avait une science au profit de la bourgeoisie, il y a maintenant une science et des scientifiques à la solde des multinationales. Lutter contre les OGM serait lutter contre l’ordre des multinationales. Mais, il est pour le moins étonnant de trouver à la pointe de ce combat des personnalités et des journaux qui jusqu’à maintenant ont toujours défendu cet ordre.

Mme C. Lepage, du Modem, M. N. Mamère, des Verts, ne nous avaient pas habitués à de tels combats. Le CRIIGEN de Mme Lepage est financé par la multinationale Carrefour, grande adepte du bio. Mme S. Royal, qui protège le Poitou de l’intrusion mortifère des transgènes et qui lors de sa campagne électorale des présidentielles fit des OGM des génériques de la thalidomide, ne considère-t-elle pas le smic à 1500 € brut comme démagogique ! Que dire des journaux Le Monde et Libération financés par les grandes entreprises qui régulièrement relaient le discours anti-OGM ? En Europe, l’Autriche et la Pologne en pointe dans le conservatisme des idées (et la dérégulation sociale pour la Pologne) le sont tout autant dans le combat anti-OGM.

Quant à José Bové, il bénéficie d’une sympathie des médias et de la presse ainsi que d’un statut d’extraterritorialité dont n’a jamais bénéficié aucun militant syndical salarié. Lui, qui accumule les peines de prisons avec sursis, bénéficie d’une mansuétude stupéfiante de la part de la justice qui jusqu’à présent n’avait pas l’habitude de plaisanter avec le viol du droit de propriété. Sa grève de la faim commencée après les fêtes, fut particulièrement bien couverte par les médias. Il bénéficia de la visite de Mme Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, qui payant de sa personne, n’hésita pas à lui faire la bise. Mme Royal, toujours elle, vint lui dire tout le bien qu’elle pensait de son combat !

Mais la lutte contre l’ordre des multinationales s’est surtout focalisée sur la lutte contre les OGM. Depuis ses 1,2% des présidentielles, il ne s’est exprimé que sur ce problème, pourtant ce ne sont pas les sujets qui manquent dans l’actualité économique et sociale !

Quel est donc le fond idéologique anti-OGM ?

La plupart des mouvements anti-OGM sont antinucléaires et anti-nanotechnologie. Cette cohérence que beaucoup feignent d’ignorer traduit une opposition fondamentale à la technologie rendue responsable de la dégradation de la nature pour les uns et des méfaits du capitalisme pour les autres.


La première moitié du 19e siècle fut marquée par des mouvements dirigés contre les machines. Les ouvriers passés de l’état d’artisans à celui de prolétaires brisaient les machines rendues responsables de leur exploitation, de la déqualification du travail. Ces mouvements disparurent définitivement peu avant 1850. En 1936 comme en 1968 les ouvriers entretinrent les machines dans les entreprises en grève. Le mouvement anti-OGM nous ramène 200 années en arrière. Des couches sociales et salariales s’en prennent à la technologie au lieu de s’en prendre à l’ordre social face à la dégradation de leur condition de vie, à la remise en cause de leur statut social.

Contrairement aux affirmations d’Arte, ce ne sont pas les OGM qui sont responsables du suicide des paysans en Inde mais l’endettement auquel ils sont contraints. Ce ne sont pas les OGM qui sont responsables de la dégradation des sols en Argentine, mais le fait que l’Etat argentin ne fait rien pour réguler l’extension des terres cultivées.

Le mouvement anti-technologie a deux composantes très proches l’une de l’autre, l’une contestataire de l’ordre social (l’altermondialisme), l’autre, fondamentaliste, gardienne de l’intégrité de la nature. Une fois débarrassé des oripeaux contestataires de l’ordre social, le discours altermondialiste se confond avec celui des intégristes de l’ordre naturel. Jean Marie Pelt, du comité scientifique du CRIIGEN écrit dans Plantes et Aliments transgéniques :

« La transgénèse est une transgression qui va à l’encontre des principes éternels établis par les mythologies les plus anciennes »

« L’idéologie du mélange sans limite prend à revers toute la tradition occidentale. Qu’il s’agisse des audaces de Prométhée dans la mythologie grecque ou de l’exclusion du Jardin d’Eden…on assiste toujours à la même mise en garde : Ne franchissez pas la ligne, sinon il risque de vous en cuire »

« Le désenchantement de la nature et l’absence complète de prise en compte de ses dimensions spirituelles se trouvent à l’origine des errances et des probables errements du génie génétique ».

La crise du mouvement altermondialiste laisse le champ libre aux forces des ténèbres. Ces dernières représentées par une nébuleuse d’associations au discours radical sont financées par des fondations gérant des centaines de millions d’euros (Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme (FPH), Ford Foundation, Rockfeller Foundation). La radicalité prônée par certains s’accommode très bien de la manne de fondations gérant des fonds et cotées en bourse. Qui manipule qui ?

Tout ce joli monde distille une idéologie que certains ont visiblement intérêt à voir se propager. Les théories de Jacques Ellul (1) , Bernard Charbonneau (1), René Dumont (2), Barry Commoner (3), Jean Paul Besset (4),… sont communes à la plupart des anti-OGM :
« Le retour à une nécessaire frugalité » (1),
« le XXe siècle est un siècle maudit, il n’y a jamais eu autant de conneries que durant ce siècle, la première étant l’explosion démographique » (2)
« La technologie menace notre survie même » (3)
« le progrès est menacé par là où il a commencé : l’agriculture » (4 ).

Il faut revenir à un ordre naturel où l’Homme produit essentiellement pour lui-même. Cet ordre naturel n’a nul besoin de technologie, d’écoles (voir les théories d’Ivan Illich), le commerce se réduit à un commerce de proximité. Dans un discours intitulé « Pour en finir avec l’idéologie du progrès », J. Bové explique pourquoi les paysans du tiers monde doivent absolument continuer à travailler à la main : « Aujourd’hui, sur la planète, 28 millions de paysans travaillent avec un tracteur, 200 millions travaillent avec la traction animale et plus de 1.3 milliard travaillent à la main… Que deviendront ces populations si l’agriculture rentre dans la logique productiviste au niveau mondial ? Ce ne sont pas des millions de paysans qui disparaîtront, comme en Europe ou en Amérique du Nord, mais des centaines de millions, peut-être 1 milliard ou plus » et de conclure que « ces gens là n’auraient plus de place » (Colloque « Défaire le développement, refaire le monde » 2002, (http://economie-social.lesverts.fr/spip.php?article7).

Est-ce ce monde que Mme Marie-Monique Robin et Arte veulent nous imposer ?

Comment l’obscurantisme peut il bénéficier de tant de complaisances dans la patrie de Descartes ?


Le chômage massif, l’insécurité sociale, la multiplication des conflits internationaux, couplés à l’absence totale de perspectives constituent un terrain propice aux peurs, à l’irrationnel. La peur de l’avenir renvoie à un passé mythifié, idéalisé. Ce terreau alimente le courant obscurantiste décrit précédemment, représenté au gouvernement par Mme Kosciusko-Morizet. Aucune des forces politiques qui comptent dans ce pays ne combat l’obscurantisme ! Elles le flattent par opportunisme. Il est plus facile d’abonder dans le sens des peurs que d’affronter son électorat. L’électoralisme est pain bénit pour les lobbies, qui ont le champ libre. N’oublions pas que derrière la Fondation N. Hulot se profile TF1. Ce qui explique la promotion dont bénéficie la nébuleuse des associations écologiques de la part de la presse et des médias. Très peu de journalistes ont une formation scientifique, le journalisme scientifique est une discipline sinistrée. Les travailleurs scientifiques, voilà les responsables des désordres de la planète. Pour protéger la société, leur travail doit rester confiné au laboratoire. Pouvoir politique et mouvements écologiques se retrouvent pour corseter la recherche.

Afin de piloter la recherche, les pouvoirs politiques et leurs relais dans la presse n’ont cessé depuis des années de culpabiliser les scientifiques : « les chercheurs ne s’intéressent qu’à leur recherche et non à la société ! ». Ce discours des pouvoirs politiques successifs rejoint celui des mouvements écologiques.

La marginalisation de toutes les instances scientifiques a ôté à la communauté scientifique tous les moyens d’expression et d’intervention sur les enjeux et les stratégies de recherche qui ne sont plus abordées que dans les Académies et les sociétés savantes !

La situation est très préoccupante. D’autant plus préoccupante que la décision politicienne du président de la République concernant le maïs MON810 valide l’argumentaire des associations anti-OGM. Pourquoi devraient-elles s’arrêter là ? Elles veulent maintenant aller plus loin en remettant en cause l’utilisation des biotechnologies dans le végétal à l’occasion du débat parlementaire sur les OGM !! Après dix années de lutte anti-OGM, l’enseignement de la biologie végétale à l’université est sinistré, les entreprises françaises de biotechnologie végétale ont quitté l’hexagone. La recherche publique sur les OGM végétaux est quasi clandestine. Cela ne semble absolument pas contrarier la ministre de la recherche ni le ministre de l’agriculture. Alors que l’innovation est le maitre mot du président de la République, il a cruellement fait défaut dans son discours prononcé au dernier au salon de l’Agriculture. Pas une seule fois, N. Sarkosy n’a parlé de la nécessité de développer la recherche en agriculture. Le développement d’outils nécessaires à une agriculture moderne n’est pas le souci du président de la République ni de ses exécutants, alors que le réchauffement climatique impose le développement de tels outils. Les pays qui n’auront pas investi dans la production de variétés nouvelles adaptées aux évolutions climatiques seront totalement dépendants de ceux qui auront réalisé ces investissements. La souveraineté alimentaire mise en avant en permanence par les tenants de la décroissance aboutit à la dépendance économique et à la soumission politique.

Les entreprises de biotechnologie américaine comme Monsanto sont les grandes gagnantes, leurs concurrents français ont été évincés par les campagnes d’arrachages.

Comme dans l’ex-Union Soviétique, devrons-nous attendre 30 ans avant que le niveau des biotechnologies végétales rejoigne le niveau international ?

Non, les scientifiques ne sont pas responsables des désastres écologiques, du désordre international, de la misère sociale. Les maux de la société ne seront pas résolus par un retour à une société d’autosuffisance : « Si nous voulons survivre sur cette planète, il faut nous inspirer des sociétés traditionnelles : vivre dans des villages presque autosuffisants, se consacrant à la production de leur propre nourriture et à la manufacture d’objets techniquement simples » Teddy Goldsmith, l’Écologiste n° 8 octobre 2002. L’obscurantisme, cela suffit !

Face au déferlement de l’irrationnel, les scientifiques doivent intervenir.

Afin de piloter l’ensemble des stratégies de recherche, le gouvernement veut réduire les organismes publics de recherche à des fantômes sous la tutelle du Ministère de la recherche et cantonner les scientifiques à être de simples exécutants.

Tout ce qui permet à la communauté scientifique d’intervenir dans la définition des stratégies de recherche réduit d’autant le poids des groupes de pression, d’où l’importance de la lutte pour l’existence d’organismes de recherche qui définissent leurs orientations scientifiques à travers leurs instances. La rationalité des choix de recherche dépend du débat scientifique mené dans les instances des organismes, qui ne doivent pas être des chambres d’enregistrement.

Bien entendu, les associations comme l’AFIS, les sociétés savantes, les Académies doivent militer pour la rationalité. Mais la rationalité est rarement gagnante face à l’irrationnel, surtout quand cette dernière bénéficie de tant de complaisances.

Le rapport des forces n’est pas en faveur des travailleurs scientifiques, compte tenu des choix gouvernementaux et du choix de l’ensemble des forces politiques de la presse et des médias de flatter l’irrationnel. Ce qui est déterminant dans le combat contre l’obscurantisme, c’est l’intervention des travailleurs scientifiques pour l’autonomie de la démarche scientifique, la liberté de recherche.



*Gilles Mercier est chargé de recherche à l’INSERM, syndicaliste CGT et membre du Parti Communiste Français.

Appel à toutes les nations. CO2 ! CH4 ! CFC urgence !

Publié le 06/02/2008 à 12:00 par fedser
A l’occasion d’un pot dans un café de la place Cambronne, 75015 PARIS, nous lançons un appel solennel à toutes les nations du monde pour qu’elles augmentent de 70% leurs émissions de gaz à effets de serre. (GES)
Si vous avez un tuyau pour nous subventionner un colloque au bord d'une plage ensoleillée, nous sommes preneurs !!!
Vos suggestions seront les bienvenues pour y parvenir !
Notre propos, anciens écologistes, sincères, conscients d'avoir été MANIPULES, est de répondre par l'humour, la raison, l'incitation et au libre examen face à la Pensée Unique.
Nous avons cru sincèrement que les CFC attaquaient la couche d'ozone, que le réchauffement climatique était le fait de l'industrie, et qu'il existait un débat démocratique.
Pour parler d'autre chose et élever le propos...
Nous conseillons le site dédié aux mécanismes de la pub, http//psychom.fr
La lecture du "petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" de Beauvois et Joule est des plus salutaires...

pour un cambronne de l'environnement

Publié le 01/02/2008 à 12:00 par fedser

Une imposture qui triomphe.

Les sectes ont plus de succès qu’elles prêchent aux ignorants dénués de sens critique.
Les harangueurs actuels, comme ceux des temps anciens, hurlent pour lever des troupes contre les moulins à vent modernes et continuent à prédire régulièrement la fin du monde.
Les tremblements de terre, les raz-de-marée, sont attribués à la pollution, aux relâchements des mœurs, à une hypothétique baisse de la foi..
Après des décennies de laisser-aller en matière d'enseignement, de mathématiques modernes et de méthodes globales, de programmes indigents, la génération actuelle est fréquemment illettrée, inculte, et a perdu la capacité à comprendre, à critiquer !( Le ministre F.FILLON a courageusement réagi, mais il est déjà très tard. )
Un mensonge, répété sans cesse, fini par prendre allure de vérité, la réitération remplaçant la démonstration !
La petite populace, ignorante -Quelle que soit son origine, sa religion ou sa politique- est perméable et demandeuse de prêches apocalyptiques qui justifient ses angoisses et flatte son masochisme.
Des Moralisateurs cathodiques, des Professeurs NIMBUS, s'engouffrent dans ces brèches.
Ainsi, la dernière mode est de d'annoncer l'élévation des températures et des prédictions catastrophiques à faire frémir les petits enfants.
Ces bouches d'or nous chantent ceci : "Tremblez, ô mécréants coupables ! Le niveau de la mer s'élèvera de plus d'un mètre en 2001 ; la vie disparaîtra sous peu, la terre sera brûlante comme sur la planète VENUS !
Ceci, à cause de la pollution par les gaz à effet de serre !" Ainsi, j'ai eu la stupéfaction de voir dans un magasine le CO2 cité comme polluant ; et pourquoi pas le CH4, le N2, le O2, ou H2O ?
A la fin du siècle, on a vu ce qu'il en était : Fin 2001 le niveau de la mer est resté imperturbable! Le ridicule, hélas, ne tue plus, mais, face au fanatisme, les faits sont têtus.
Sans CO2, pas de vie. Celui qui nierait cette évidence ne connaît rien aux plantes.

Quant à l'élévation des températures, navré de décevoir les amateurs de sensations fortes, mais cela fait dix mille ans que le processus est enclenché ! Ceci a provoqué la disparition naturelle d'espèces végétales ou animales comme le rhinocéros laineux, ou le mammouth. L’ours blanc disparaît pour des raisons identiques.
Ce n'est donc pas un scoop !
D'ailleurs, autour d'une évolution de base générale, l'évolution du climat connaît, comme de nombreux phénomènes naturels, des variations qui peuvent être importantes. Contrairement à ce que prétend la Pensée Unique, un froid sec n’est pas forcément souhaitable.
Ainsi, à la fin du XVIème siècle, le petit âge glacière juste avant la révolution française, a entraîné des récoltes si faibles que le peuple, affamé a décapité le roi !

Maintenant, examinons si le climat devient "enserré"...
Quand tout le carbone était à l'état de dioxyde, ce qui serait réalisé à nouveau si TOUT le pétrole, le charbon, le gaz, était recyclé, il y avait effectivement un petit effet de serre avec un climat de serre, chaud humide et calme.
Les plantes pousseraient avec un meilleur rendement et plus vite.
Actuellement les déserts chauds comme le Sahara avancent, ce qui prouve un déficit en effet de serre puisque la sécheresse progresse.
Puis, n'en déplaise aux simplets qui voudraient nous gouverner, examinons une autre conséquence de ce déficit en effet de serre que sont les tornades.
Un ouragan est une machine thermique.
La chaleur, en ce cas, est fournie par le sol ou plutôt par la mer, qui, en s'évaporant provoque des courants ascendants vers les hautes altitudes, où règnent un froid intense.
Plus les tempêtes sont destructrices, plus cela prouve que l'atmosphère en altitude haute manque de gaz à effet de serre. Car elle est trop froide !

En fait, oui, c'est vrai, je suis en colère.
Exaspéré par l'ignorance fanatique prompte à s'inspirer de la vulgarisation scientifique pour gêner la production industrielle, la circulation des automobiles, des marchandises, de la culture, des hommes et des idées ; pour augmenter le chômage et l'obscurantisme... Ces partisans malthusiens préconisent l'élimination de tout ou partie de l'humanité pléthorique à leurs yeux. Le parti National Socialiste ne fonctionnait pas autrement en travaillant, comme toutes les sectes fanatiques, à l’avènement d’un homme nouveau, sur-homme intégré à un retour à la nature, qui aurait éliminé le reste de l’humanité inférieure et trop nombreuse.
Ce sont des manipulations redoutables qui présentent l’arrêt du progrès sous un jour flatteur, pour soutenir les options "tout nucléaire", "tout vélo", l'utopie éolienne, l'arrêt du développement industriel, l'enfouissement du gaz carbonique pour créer de nouvelles taxes…
Les fonds détournés à l'occasion de cette escroquerie seraient colossaux: 1% du CA de la production mondiale sur cinquante ans ou plus !
Il s’agit aussi d’une agression inqualifiable contre les peuples dont la progression du produit national brut dépasse le nôtre. Envie, jalousie, bêtise envers des performances dix fois meilleures, de personnes travailleuses, honnêtes et plus intelligentes que nous parce qu’elles n’ont pas été abruties par la mollesse d’une vie oisive, creuse et présomptueuse.
Intolérables agressions contre les Russes, les Africains du Sud, les Chinois, les Canadiens, les Saoudiens, les Américains, et tant d’autres que je devrais citer!
Mensonge fondamental que celui d’affirmer que la paix pourrait résulter des fumisteries prétentieuses de quelques héritiers de la Bête Immonde.
Défendons nous vigoureusement avec les armes appropriées !
ON VOUS MANIPULE / LIBEREZ VOUS §

fedser